Le Laboureur : comment porter la veste de travail française, et laquelle choisir ?
Fabriquée à Digoin depuis 1956, la veste de travail Le Laboureur existe en moleskine, coton, lin et laine. Laquelle choisir, comment elle taille, comment la porter : le guide Aura.
Le Laboureur fabrique des vêtements de travail à Digoin, en Saône-et-Loire, depuis 1956. Sa veste de travail, appelée veston ou coltin, est celle des Compagnons charpentiers et couvreurs : coupe droite, quatre poches, boutons gravés, une toile qui encaisse tout. C’est aujourd’hui l’une des vestes workwear françaises les plus justes à porter en ville, parce qu’elle n’a jamais été dessinée pour ça.
Pour aller vite : si vous n’en prenez qu’une, le veston moleskine noir est la version de référence. Pour un usage quotidien plus léger, le veston coton marine. Pour l’hiver, le veston en pure laine. Voici comment choisir entre les matières, comment ça taille, et comment la porter aujourd’hui.
Sommaire
Le Laboureur, c’est quoi ?
Pourquoi le veston est emblématique
Moleskine, coton, lin ou laine : quelle matière choisir ?
Quelle veste Le Laboureur choisir selon l’usage
Comment taille Le Laboureur ?
Comment porter une veste de travail aujourd’hui
Quelle couleur choisir ?
Trois tenues avec une veste Le Laboureur
Pourquoi Aura sélectionne Le Laboureur
Questions fréquentes
Le Laboureur, c’est quoi ?
Le Laboureur est une manufacture de confection installée à Digoin, en Saône-et-Loire, en Bourgogne. Elle fabrique du vêtement de travail depuis plus de soixante-dix ans, d’abord pour les artisans, les ouvriers et les Compagnons, aujourd’hui aussi pour ceux qui cherchent une veste honnête plutôt qu’une veste à la mode.
Deux pièces résument la maison : le largeot, le pantalon de charpentier à coupe demi-ballon, et le veston de travail, aussi appelé coltin. L’entreprise est labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant, la distinction de l’État français pour les savoir-faire d’excellence, et elle fait tisser ses toiles spécifiquement pour son atelier. Jusqu’aux boutons gravés, produits en France par la maison Kocher.
Ce n’est pas une marque de mode qui fait du workwear. C’est une marque de workwear que la mode a fini par rattraper.
Pourquoi le veston Le Laboureur est emblématique
Le veston de travail est le vêtement ouvrier par excellence. Il s’impose pendant la première révolution industrielle, dans les ateliers et sur les chantiers, avant de devenir un symbole du monde du travail européen. Chez Le Laboureur, il accompagne le largeot des Compagnons charpentiers et couvreurs depuis les débuts de la maison.
Ce qui le rend reconnaissable : une coupe droite, sans cintrage, qui laisse le mouvement libre ; quatre poches, deux en bas, une poitrine et une intérieure ; un petit col et des poignets boutonnés ; des coutures solides et des boutons gravés au nom de la marque.
Rien n’est décoratif. C’est exactement pour cette raison que le veston fonctionne en ville : il a la simplicité d’une chore jacket américaine, avec une coupe un peu plus courte et plus nette, et une fabrication française.
Moleskine, coton, lin ou laine : quelle matière choisir ?
Chez Aura, le veston Le Laboureur existe en quatre matières. Chacune change le poids, la saison et la façon dont la veste vieillit.
La moleskine : la matière du vêtement de travail français
La moleskine est une toile de coton à tissage très serré, en armure satin, ce qui lui donne une surface lisse, presque brillante à l’état neuf, et une résistance à l’abrasion bien supérieure à un coton classique. C’est historiquement la matière du bleu de travail français.
Le veston moleskine noir est en moleskine 100 % coton. Raide au départ, il s’assouplit avec les lavages et se patine aux plis des coudes et aux poches. C’est la version de référence, celle qu’on associe au coltin des Compagnons.
Sur les pantalons, Le Laboureur utilise une moleskine lourde de 420 g/m² (67 % coton, 33 % polyester), encore plus dense. C’est celle du largeot à passants noir.
Le coton : la plus facile au quotidien
Le veston coton marine et le veston coton bugatti sont en 100 % coton, plus souple et plus léger que la moleskine. Ils se portent dès le premier jour sans période de rodage, de mars à novembre. Le marine est le bleu de travail classique ; le bugatti, un beige chaud légèrement vintage, est un coloris signature de la maison.
Le lin : la version d’été
Le veston lin écru et le veston lin noir gardent la coupe du coltin dans une toile respirante. Ils se portent comme une surchemise, sur un t-shirt, quand il fait chaud. Le lin se froisse, c’est normal, c’est même ce qui lui donne son tombé.
La laine : la veste d’hiver
En pure laine, le veston devient une vraie veste de mi-saison et d’hiver, chaude et structurée. Aura la propose en écru, marine, gris et noir.
La version laine Burel marron mérite une explication. Le burel est un drap de laine feutré, développé par Le Laboureur avec une filière entièrement française : 50 % de laine recyclée (dont les chutes de l’atelier) et 50 % de laine vierge naturellement brune, issue de moutons élevés en France, filée et tissée en France. Le tissu est dense, chaud, et conçu pour supporter le lavage en machine.
Quelle veste Le Laboureur choisir selon l’usage ?
Pour une première veste de travail, à porter toute l’année : le veston moleskine noir (135 €). Le plus robuste, le plus fidèle à l’original, et le noir se marie avec tout.
Pour tous les jours, sans rodage : le veston coton marine ou bugatti (130 €). Plus léger, plus souple, facile à enfiler sur une chemise.
Pour l’été : le veston lin (145 €), en écru ou en noir, porté ouvert comme une surchemise.
Pour l’hiver, ou pour remplacer un blazer : le veston en pure laine (190 à 200 €). Le gris est le plus polyvalent, du jean au pantalon habillé. Le Burel marron est le plus chaud et le plus rustique.
Pour l’ensemble complet : un veston et un largeot de la même couleur. C’est la tenue des Compagnons, et c’est aussi la silhouette la plus forte.
Comment taille Le Laboureur ?
Le veston taille droit et légèrement ample, comme un vêtement de travail : il est prévu pour passer sur un pull. Chez Aura, il est proposé en S, M et L. Voici les correspondances du guide officiel de la marque, en tour de poitrine :
S : 80 à 88 cm
M : 88 à 96 cm
L : 96 à 104 cm
Les plages se chevauchent volontairement. Si vous êtes à la limite entre deux tailles, prenez la plus petite pour un porter près du corps, la plus grande pour superposer sur un pull camionneur. Notre conseil : votre taille habituelle, sans monter d’un cran. La veste est déjà coupée avec de l’aisance.
Pour le largeot, la taille se lit en tour de taille : le 38 correspond à 76 à 78 cm, le 42 à 83 à 86 cm, le 40 et le 44 s’intercalent. Le largeot est taille basse, ample aux cuisses et resserré aux chevilles : ne cherchez pas un pantalon ajusté, ce n’en est pas un.
Comment porter une veste de travail aujourd’hui
La veste de travail se porte comme une troisième pièce : ni manteau, ni chemise, elle vient structurer une tenue simple. Trois règles suffisent.
Garder le bas simple. Un jean brut, un chino, un pantalon large. Le veston a déjà du caractère par sa matière, il n’a pas besoin d’un pantalon qui parle aussi fort. Chez Aura, un jean selvedge nanamica ou un largeot Le Laboureur font le travail.
Jouer les matières. Moleskine sur denim, laine sur velours côtelé, lin sur coton. Le contraste de textures fait la tenue, pas les couleurs.
Ne pas déguiser. Une veste de travail avec un largeot, une chemise à rayures et une casquette, c’est un costume. Une veste de travail avec un t-shirt blanc et des sneakers, c’est une tenue.
Avec quelles chaussures ?
Le veston accepte presque tout. Des mocassins Weejuns G.H. Bass pour une lecture Ivy, un peu américaine. Des boots Diemme pour rester dans l’esprit atelier. Des sneakers sobres, Veja ou Merrell 1TRL, pour casser le côté vintage. À éviter : les chaussures trop habillées, qui contredisent la veste.
Avec quoi en dessous ?
Un t-shirt lourd en coton, une chemise oxford boutonnée, ou l’option la plus cohérente : le pull camionneur Le Laboureur en pure laine, la maille de travail de la maison. Le veston a été coupé pour passer dessus.
Quelle couleur choisir ?
Chez Le Laboureur, les couleurs ont un sens. Sur les chantiers, elles indiquaient le métier : le noir pour les charpentiers et les couvreurs, l’écru pour les tailleurs de pierre et les sculpteurs, le marron pour les ébénistes et les menuisiers.
Noir : le plus facile, le plus urbain, celui qui se patine le mieux. Premier choix.
Marine : le bleu de travail français, chaleureux avec du denim écru ou du beige.
Écru : le plus lumineux, le plus salissant aussi. Superbe en lin l’été, en laine l’hiver.
Gris : uniquement en laine chez Aura, et probablement le plus polyvalent du vestiaire.
Bugatti et marron : les tons chauds, pour ceux qui portent déjà du kaki, du camel et du denim clair.
Trois tenues avec une veste Le Laboureur
L’atelier, version ville. Veston moleskine noir, pull col rond écru en laine, largeot velours noir, boots en cuir. Tout Le Laboureur, mais deux matières et deux couleurs pour ne pas tomber dans l’uniforme.
La semaine. Veston laine gris, chemise oxford blanche, jean brut droit, mocassins. La veste de travail joue le rôle du blazer, en plus détendu.
L’été. Veston lin écru porté ouvert, t-shirt blanc en coton lourd, largeot lin écru ou bermuda, sneakers blanches. Ton sur ton, léger, sans effort.
Pourquoi Aura sélectionne Le Laboureur
Parce que c’est du vrai. Le Laboureur ne raconte pas l’histoire du workwear, elle la fabrique encore, au même endroit, avec les mêmes patrons. La veste que vous achetez chez Aura est la même que celle qu’un charpentier achète chez son fournisseur professionnel.
Parce que le prix est juste : entre 130 et 200 € pour une veste fabriquée en France, dans une toile tissée pour elle, qui durera dix ans.
Et parce qu’elle dialogue avec le reste de notre sélection. À côté du Mont Saint Michel, l’autre veste de travail française, née à Pontorson au pied du Mont-Saint-Michel, et des jeans tissés à Nîmes des Ateliers de Nîmes, Le Laboureur complète un vestiaire workwear français que nous voulons proposer en entier, pas par touches.
Le Laboureur : les détails
Marque : Le Laboureur, manufacture fondée en 1956 à Digoin, Saône-et-Loire. Entreprise du Patrimoine Vivant.
Pièce : le veston de travail, ou coltin. Coupe droite, quatre poches, boutons gravés.
Matières chez Aura : moleskine 100 % coton, coton, lin, pure laine, laine Burel (50 % recyclée, filière française).
Tailles : S, M, L pour les vestons ; 38 à 44 pour les largeots.
Prix : de 130 € (coton) à 200 € (laine noire). Largeots de 120 à 170 €.
Fabrication : France, à l’exception du bermuda (Tunisie).
Découvrir Le Laboureur chez Aura
Aura Store est revendeur Le Laboureur à Rennes. Les vestons, largeots et pulls de la marque sont disponibles dans notre boutique au 2 rue Châteaurenault et sur l’e-store, avec livraison en France et en Europe.
Voir toute la sélection Le Laboureur chez Aura →
Largeot à passants moleskine noir →
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Pour les vestes de travail françaises, voir quelle veste de travail Le Mont Saint Michel choisir. Pour la maille et le workwear parisien, voir notre guide Museum Garments. Pour la taille unique et le volume coréen, voir notre guide Kappy Design.
Questions fréquentes sur la veste Le Laboureur
Où est fabriquée la veste Le Laboureur ?
À Digoin, en Saône-et-Loire, dans l’atelier de la marque. Le Laboureur est labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant et fait tisser ses toiles spécifiquement pour sa production. Les vestons vendus chez Aura sont fabriqués en France.
Quelle est la différence entre un veston et un coltin ?
Aucune : ce sont deux noms pour la même veste de travail droite à quatre poches. « Coltin » est le terme historique des Compagnons, « veston » celui de la marque.
Comment taille la veste Le Laboureur ?
Droit, avec de l’aisance pour passer sur un pull. Prenez votre taille habituelle. Selon le guide de la marque, S correspond à un tour de poitrine de 80 à 88 cm, M de 88 à 96 cm, L de 96 à 104 cm.
Qu’est-ce que la moleskine ?
Une toile de coton à tissage très serré, en armure satin, lisse et très résistante à l’usure. C’est la matière historique du vêtement de travail français. Raide au départ, elle s’assouplit et se patine avec les lavages.
Peut-on laver une veste Le Laboureur en machine ?
Les vestons en moleskine, coton et lin passent en machine à froid ou à 30 °C, en suivant l’étiquette. La laine Burel a été développée pour supporter le lavage en machine. Pour les autres laines, suivez les instructions de l’étiquette du produit.
Où acheter Le Laboureur en France ?
Chez Aura Store, à Rennes, au 2 rue Châteaurenault, et en ligne sur aura-estore.com. Vestons, largeots et pulls en stock, livraison en France et en Europe.